Cet été nous publierons chaque semaine un article de fond sur l'entreprise et sa mission, telle que nous la pensons au Cercle Rouge. Pour ce premier épisode, la question est :
Donner du sens à ses décisions
Décider sans trahir ses convictions
La France traverse une nouvelle vague de chaleur.
Pour certains, il s'agit d'un épisode climatique.
Pour d'autres, d'un dérèglement durable et croissant. Quelles que soient les sensibilités notre environnement change et nous oblige à nous interroger sur nos modes de vie, de consommation et de production.
La tentation est grande de considérer que les solutions relèvent exclusivement des États, des institutions internationales ou des grandes organisations. Pourtant, l'histoire nous enseigne une réalité plus simple : les grandes transformations commencent souvent par des décisions individuelles.
Celles d'une femme ou d'un homme ou d’un groupe, qui refuse de considérer qu'il est trop tard, ou tout simplement parce que c’est le moment ! La notion du Temps Long ici prend tout son sens.
Quel monde voulons-nous contribuer à construire ?
Au Cercle ⭕, nous sommes convaincus que l'entreprise n'est pas seulement un acteur économique. Elle est également un acteur du bien commun.
Cette conviction ne signifie pas que l'entreprise doit se substituer à l'État, à l'école ou aux associations. Elle signifie simplement que l'entreprise possède un pouvoir considérable : celui d'influencer les comportements, de diffuser des valeurs, de faire émerger des solutions et parfois même de changer le cours des choses.
Certaines entreprises choisissent de produire toujours davantage.
D'autres choisissent de
- réparer,
- transmettre,
- éduquer
- innover pour répondre à des besoins nouveaux.
De nombreuses jeunes entreprises engagées dans l'économie circulaire montrent qu'il est possible de transformer un problème en opportunité, un déchet en ressource, une contrainte en innovation.
Derrière chacune de ces initiatives se trouve une décision.
Et derrière chaque décision se trouve une conviction.
Le Général Patrick Desjardins, qui interviendra lors d’un
prochain rendez-vous du Cercle consacré à la prise de décision, rappelle dans ses travaux qu'une décision n'est véritablement juste que lorsqu'elle demeure fidèle aux convictions profondes de celui qui la prend.
Savoir décider, c'est parfois savoir renoncer.
- Renoncer à un gain immédiat pour préserver l'avenir.
- Renoncer à une facilité pour rester cohérent avec ses valeurs.
- Renoncer à l'indifférence lorsque l'on dispose des moyens d'agir.
Cette réflexion dépasse largement les frontières de l'entreprise. Elle concerne l'agriculteur qui choisit ses méthodes de production, l'industriel qui conçoit ses produits, le chercheur qui oriente ses travaux, le commerçant qui sélectionne ses fournisseurs ou le dirigeant qui définit la mission de son organisation.
À chaque niveau, une même question demeure :
Notre décision améliore-t-elle le monde que nous laisserons à ceux qui nous succéderont ?
L'entreprise du XXIᵉ siècle ne sera probablement pas jugée uniquement sur ses résultats financiers.
Elle sera également observée pour sa capacité à transmettre, à créer du lien, à respecter les personnes, à préserver les ressources et à contribuer à la cohésion de la société.
⭕ Ce n'est pas une contrainte. C'est une opportunité.
- L'opportunité de redonner du sens à l'action économique.
- L'opportunité de réconcilier performance et responsabilité.
- L'opportunité de rappeler que l'entreprise n'est pas seulement ce qu'elle produit.
Elle est aussi ce qu'elle apporte à la société.
Les débats du Cercle ⭕ tiennent compte de toutes ces réflexions et cherchent à identifier la place que l'entreprise peut occuper dans la construction d'une société plus responsable, plus humaine et plus durable.
Et vous, pensez-vous que la mission de l'entreprise doit dépasser la seule création de valeur économique ?